Anciennement

LU 7 mai 2007

 

«Qu'est‑ce que la beauté au cinéma ? Je n'en sais rien, j'ai l'impression d'avoir couru après pendant 50 ans. C'est quelque chose d'impalpable, d'indicible, qui relève de la magie, peut‑être. Mais la beauté est le seul point de résistance au monde tel qu'il se présente aujourd'hui».

Alain Tanner

 

A l'heure où le cinéma suisse tente de repenser son futur, il semble important de revenir sur l'oeuvre considérable d'un des «fondateurs» de la cinématographie helvétique et un des inspirateurs de la première loi sur le cinéma, Alain Tanner. Mais ce «retour» sur une oeuvre qui, de la fin des années 50 à aujourd'hui n'a eu de cesse d'explorer «l'ici et le maintenant» n'a rien de biographique ni d'hagiographique. Au contraire, à travers l'exploration des thèmes qui ont conduit son cinéma, il s'agit avant tout de se reposer des questions qu'on ne se pose guère plus. Elles sont trop nombreuses pour les lister ici, mais citons‑en quelques unes : Quelle est la différence entre le «public» et le «spectateur»? Où sont passés la lenteur et le silence? Qu'est-ce que le désir? Où les utopies ont‑elles disparu? En quoi la distance et l'humour sont choses nécessaires?

Autant de questions dérangeantes mais sans doute nécessaires dans le climat actuel. Et autant de questions que la nouvelle génération est sans doute enfin prête à réentendre. Quitte à y apporter ses propres réponses, forcément différentes des réponses apportées «autrefois».

Présenté sous forme d'une suite de chapitres dont les entrées composent le récit d'une vie «en cinéma», ce film documentaire est l'occasion pour Pierre Maillard de redire combien l’oeuvre d'un Alain Tanner, obsédé par la transmission d'une «flamme de résistance», a été et reste fondatrice, féconde et vivante.

Dossier de presse (CAB Productions) «Rendre au sens panache et vigueur» (Alain Tanner)
   

 

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